Lycée professionnel privé – école primaire privée à Collonges-sous-Salève (en Haute-Savoie 74)

Ecole primaire

Un pressoir à Saint-Vincent

Aujourd’hui, vendredi 17 octobre 2014, une aura particulière flotte sur l’école Saint-Vincent. Certes, c’est la dernière journée d’école avant les vacances de la Toussaint et ça, croyez-moi, nos enfants le sentent, le savent ; ils l’attendent et la savourent, cette journée particulière qui fleure bon la détente, les jeux et la fête … comme d’ailleurs toutes ces journées qui précèdent chaque période de vacances.
Mais pourquoi est-ce si différent en cette belle et magnifique journée d’automne ! Il est vrai que la météo est plus que clémente : imaginez-vous qu’en cette mi-octobre, le ciel est bleu azur, la température flirte avec la douceur d’une belle journée de mai avec un bon 25° et un soleil rayonnant qui font que les T-shirts et les lunettes de soleil sont de rigueur. On en viendrait presque à se plaindre de la douceur enivrante de cet été indien !
Non, si ce jour est si particulier c’est aussi parce qu’il coïncide avec le dernier jour de la semaine du goût qui est fêtée un peu partout dans nos écoles. Voilà pourquoi, sous l’égide de Romain Hyvert, papa de Arthur (MS), et d’Annie, grand-maman du même Arthur et donc, vous l’aurez devinez, maman de Romain, une activité un peu particulière se déroule dans la cour de l’Ecole. Un pressoir a pris la place du filet de badminton et trône désormais au milieu du terrain de sport.
Il n’est pas venu seul car pas moins de 22 caisses, soit plus de 200 kgs de pommes s’exhibent fièrement à ses côtés, toutes plus fringantes et brillantes les unes que les autres. Il a fallu une bonne donne dose de sueur et d’huile de coude pour amener tout le matériel et le pressoir au sein de l’école, tellement il nous a semblé qu’il pesait des quintaux voire des tonnes. Nous y sommes finalement arrivés et déjà les enfants de maternelles et du primaire se succèdent pour apporter leur touche à l’édifice.
Chaque enfant, guidé par l’expertise d’Annie et de Romain, peut glisser quelques pommes entières dans le broyeur qui ne chôme que peu ou prou. Puis, une fois déchiqueté, le broyat se retrouve au milieu du récipient en bois qui canalise la masse de fruits. Il convient alors de fixer au-dessus comme un épais disque de bois puis des calles, et enfin une grosse presse en acier qui écrase cette masse et libère, oh miracle, le nectar tant attendu.
On distribue, sous l’œil attentif et aguerri des maîtresses, un verre de jus de pomme fraîchement pressé à chaque bambin qui s’en délecte. Puis viendra la tâche fastidieuse d’en remplir quelques dizaines de bouteilles qu’on aurait voulu distribuer gratuitement à chaque enfant des maternelles ! Mais il en manque et, pour éviter les jalousies, il est décidé que les bouteilles soient vendues lors de la vente de gâteaux organisée à la sortie des classes par l’APEL.
Des fruits, finalement, il ne restera qu’un gros gâteau compact de pulpe qui sera enlevé et remplacé par une deuxième fournée de pommes afin de recommencer à nouveau l’opération. Malgré le travail fastidieux, cette initiative joyeuse et fédératrice nous a été proposée grâce à la gentillesse de Romain et d’Annie qui ont consacré une après-midi de leur temps à nos enfants. Leurs sourires contagieux et leur sympathie sont tout à leur honneur. Merci à eux deux et à l’année prochaine, peut-être ?
Gilliéron Jean-Charles, papa de Juliette (CE2) et de Charlotte (GS)
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